jueves, 7 julio 2011

La vie associative : une stratégie pour augmenter la satisfaction des volontaires.

Bien que les motivations soient diverses, si nous nous demandons les raisons et les motivations des volontaires qui les ont amenés à se joindre à une Organisation non gouvernementale (ONG) ou à une Organisation à but non lucratif (OBNL), la plupart répondraient fort probablement quelque chose en rapport avec l'amélioration de la qualité de vie ou en rapport avec l'aide aux plus vulnérables. Cependant, les ONG, en tant qu'organisations, ont un flux d'entrée de volontaires et un autre de sortie. Le flux d'entrée dans une ONG peut dépendre de plusieurs facteurs, cela dit ceux-ci ne s'inscrivent qu'à l'intérieur de deux perspectives:
1. La perspective du ou de la volontaire: La personne qui a décidé de se joindre à une ONG peut préférer mener un type concret d'activité volontaire que seule peut lui offrir une ONG en raison des motivations de cette personne face à une activité de volontariat, etc.
2. La perspective de l'ONG : Chaque ONG envisage différentes stratégies de recrutement adaptées à ses propres besoins. Il y en a même qui n'ont qu'un seul type de stratégie ou qui encore ne mène aucune action concrète de recrutement. Mais le flux d'entrée du point de vue de l'ONG ne dépend pas que de la façon d'envisager le recrutement, mais aussi de la façon de l'organiser à l'interne, du type et du volume d'activités volontaires offertes, du lien ou non avec une confession religieuse ou même avec un courant politique. C'est ce qui façonne l'image que l'ONG en question offre à la société et tout cela détermine le flux potentiel d'entrée qu'elle peut avoir.

En ce qui a trait au flux de sortie de volontaires d'une ONG, nous pouvons aussi le concevoir à partir des mêmes perspectives que nous avons présentées ci-devant:
1. La perspective du ou de la volontaire: Son degré de satisfaction face à l'ONG dans laquelle il ou elle participe, son sentiment d'appartenance et d'identification face à l'organisation ou sa situation personnelle ; voilà les aspects clés qui déterminent l'ampleur du flux de sortie.
2. La perspective de l'ONG : Parmi les éléments qui conditionnent le flux de sortie dans cette perspective, il y a la qualité de l'activité volontaire, les voies de participation qu'offre la propre activité, le niveau de démocratie interne et l'accès à la prise de décisions, la formation offerte au ou à la volontaire en vue de l'activité volontaire et les liens qui se créent en son sein.

Selon ce que nous venons de voir, nous pourrions définir trois types d'organisations, en fonction de la relation qui existe entre le flux d'entrée et le flux de sortie:
1. Flux d'entrée > Flux de sortie : Cette situation se caractérise par le fait que plus de personnes joignent l'organisation que celles qui, peu importe la raison, décident de la quitter.
2. Flux d'entrée = Flux de sortie : L'organisation connaît un certain équilibre entre les personnes qui s'y joignent et celles qui la quittent.
3. Flux d'entrée < Flux de sortie : Il se produit une situation où les sorties sont plus nombreuses que les nouvelles entrées.

Même si ce que nous allons mentionner maintenant peut faire l'objet de nuances, les situations 2 et 3 sont inacceptables pour toute organisation de volontariat. Pensez que lorsque nous faisons référence aux situations de type 1, 2 ou 3, en fin de compte, nous parlons des motivations qui font qu'un ou qu'une volontaire prenne la décision de quitter l'ONG où il ou elle participait. L'arrivée de nouveaux et de nouvelles volontaires exige un très grand effort de la part des organisations, un effort qui peut être défini par un grand nombre d'étapes qui se succèdent jusqu'à ce que le ou la volontaire puisse finalement commencer à mener une action volontaire. Mais la question fondamentale ici est le capital humain que représente le groupe de volontaires. Ce capital est l'une des principales valeurs des ONG et le perdre signifie perdre en partie sa diversité, perdre aussi des connaissances, perdre des aptitudes et de l'expérience.

Une des stratégies, même si ce n'est probablement pas l'unique, pour que le flux de sortie ne soit pas supérieur ni égal à celui d'entrée, consiste à promouvoir des états où le sentiment d'appartenance et d'identification des volontaires face à l'organisation soit fort. Le sentiment d'appartenance peut être défini comme le degré d'attachement affectif d'un individu par rapport à une organisation. Ce degré d'attachement permet à l'individu de se sentir comme faisant partie intégrante de cette organisation et parfois même de se sentir co-responsable de son devenir.

À ce stade, il est important d'indiquer que l'un des éléments qui contribue le plus à favoriser ce sentiment d'appartenance est la vie associative. Il n'est pas nécessaire de rappeler que la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge, comme toute autre organisation, représente quelque chose de concret, composé de personnes qui partagent des idéaux et des règles. Cet aspect concret représenté par des personnes est ce qui rend particulièrement utile la vie associative.

La vie associative constitue l'un des trois domaines de participation à l'intérieur de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Rappelons que les deux autres domaines sont: la participation à l'activité et la participation institutionnelle.

Nous allons maintenant parler de certains éléments qui composent la vie associative:
1. Ce sont des activités axées sur les volontaires : La vie associative est à la base une composante interne de la participation dans l'organisation. Leurs usagers sont surtout des volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Cela est logique si nous considérons que les objectifs de la vie associative sont de créer un plus grand sentiment d'appartenance par rapport à l'organisation et de promouvoir une connaissance organisationnelle et une connaissance des autres.
2. Ce sont des activités surtout conçues et menées par des volontaires: C'est précisément cela qui constitue la valeur ajoutée de ces activités ; cependant, cela n'empêche pas le personnel ayant un contrat de travail dans l'organisation de pouvoir participer dans leur conception et dans leur exécution. Néanmoins, nous devons faire en sorte que la vie associative soit dirigée par les volontaires, car cela permettra de créer un corresponsabilité de ce groupe par rapport au processus de prise de décisions.
3. La vie associative favorise le sentiment d'appartenance : Comme nous le disions précédemment, le but ultime de la vie associative est de promouvoir un plus grand sentiment d'appartenance par rapport à la Croix-Rouge et au Croissant-Rouge. En fin de compte, que les volontaires sentent bien que c'est leur organisation.
4. La vie associative inclut une composante de loisir et de temps libre et de connaissance des autres : La composante de loisir et de temps libre que comportent les actions de la vie associative est peut-être le principal élément distinctif de ce champ de participation. C'est cet élément qui permet l'établissement de contacts entre les volontaires qui participent dans des initiatives de la vie associative. La vie associative est en conséquence une excellente façon de connaître des compagnons et des compagnes.
5. Le champ de développement de la vie associative : Le champ d'action de la vie associative est très hétérogène. De la vie associative développée dans le cadre d'un projet ou d'une activité (par exemple, un dîner ou une rencontre de volontaires du programme de télé-assistance à domicile), en passant par celle qui est développée dans le cadre local (comme une rencontre de tous les volontaires) ou enfin d'une région ou du propre pays.

Sur la base de ce que nous avons vu jusqu'à maintenant, nous pourrions définir la vie associative de la façon suivante:

Ensemble des activités menées à l'intention de volontaires, fondamentalement conçues et menées par des volontaires, qui visent la promotion d'un plus grand sentiment d'appartenance et qui comportent une bonne part de loisir et de temps libre et une façon de se connaître entre volontaires d'un même propre projet, d'un même domaine ou d'un même plan d'intervention ou encore d'un même territoire (local, régional, national ou international).
Posted by crvol_fr at 2:27 PM in /

jueves, 11 febrero 2010

Participation institutionnelle du volontariat de la Croix-Rouge.

La Croix-Rouge est une organisation de volontariat. Les volontaires sont, avant tout, des personnes ayant des intérêts solidaires et des motivations altruistes, un besoin de contact social, de reconnaissance qui, d'une façon désintéressée, décident de donner de leur temps, mettant leur façon d'être et leurs aptitudes au profit d'une organisation qui a toute une gamme de besoins à couvrir par une action volontaire organisée. Ces personnes constatent qu'il y a des injustices sociales et des problèmes concrets qui affectent des personnes concrètes, des problèmes que «quelqu'un doit résoudre». Mais ce n'est pas tout, ces personnes décident aussi de faire quelque chose, car elles sont convaincues qu'elles peuvent être une partie de la solution.

Tout comme nous le verrons par la suite dans ce guide, les organisations non gouvernementales ou les organisations à but non lucratif (ONG / ONL) au sein des États démocratiques ont le devoir de favoriser, de provoquer et de permettre la démocratie interne tout comme d'offrir l'accès réel à la prise de décision.

À la Croix-Rouge l'organisation non seulement est-elle parfaitement au courant de ce besoin, mais elle a aussi identifié clairement trois voies différentes, et complémentaires, pour que le fait d'être volontaire dans notre Institution ne signifie pas simplement mener une action volontaire auprès de tiers en situation de vulnérabilité, ce qui constitue une valeur ajoutée. Il est évident qu'une personne qui souhaite mener une action volontaire dans une organisation, elle le fait surtout pour contribuer à l'amélioration de la qualité de vie des personnes ; cependant, à partir du moment où cette personne s'est jointe à l'ONG / l'ONL, il revient à l'organisation de lui offrir différentes possibilités de participation interne qui contribuent à sa croissance personnelle et à la croissance aussi bien sûr de la propre ONG. Ces trois voies dont nous parlons sont la participation à l'activité, la participation à la vie associative et la participation institutionnelle. Le fait d'avoir identifié ces trois voies est très important, car cela permet de concevoir des actions qui permettent de les favoriser et de les promouvoir de façon systématique.

La participation dans les activités est en général une des premières voies d'accès des volontaires de la Croix-Rouge à la prise de décision. Grâce à cette voie de participation, les volontaires ont un rôle actif dans l'identification des besoins de leur environnement, dans la formulation et dans l'expression de ces besoins tout comme dans l'exécution et l'évaluation postérieure des actions que l'organisation met en œuvre.

La participation à la vie associative se base surtout sur l'organisation d'activités de loisir, d'activités de temps libre et de réflexion ainsi que la promotion des principes fondamentaux, ces activités étant organisées principalement par des volontaires.

Et, enfin, la participation institutionnelle ; il s'agit d'une participation à caractère plus formel du fait qu'elle est régie par les normes de la Croix-Rouge.
Posted by crvol_fr at 4:07 PM in /
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